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La Bourjolaise

écrit le 24 mai 2016 par Stephane





LA BOURJOLAISE 1er Cru

Millésime 2016

Il y a quelques mois, Fabien a lancé sur la ML l’idée saugrenue d’organiser une virée TGSienne dans son Beaujolais natal. Mal lui en a pris puisque pas moins de 20 membres de notre honorable confrérie, dont les Goumy qui signent ainsi leur retour, ont répondu présents, émoustillés par l’appellation. Il lui à donc fallu batailler jour et nuit pour trouver hébergement et restos, gérer les inévitables désistements de dernière minute ou satisfaire les retardataires irascibles. L’organisation d’une virée pour ce club de fous, assoiffés de bitume virageux, de calories et de breuvages en tous genres, est un véritable parcours initiatique. Le rendez-vous est fixé au vendredi 13 mai, heureux présage. Le lieu, Le Savigny, magnifique chai transformé en hôtel 3* à Blacé près de Villefranche sur Saône. Le TGS ne se refuse plus rien. Dès le jeudi soir, les valises, top cases et sacoches de réservoirs sont fin prêts. Point de grenouillère pour cette sortie, le froid ne doit pas être de la partie. Christine et moi sautons sur le K13 pour rejoindre Bering Man et passer la nuit dans son antre, à Bars. Après un repas froid mangé avec les doigts à même l’écuelle et quelques gouttes de rhum comme il se doit, nous nous glissons sur nos paillasses fraîches afin d’être au top pour affronter la route du vendredi et la pluie annoncée. Le jour J, dès l’aube, les TGSiennes et siens enfourchent leurs montures l’œil pétillant pour converger de tous les coins de France et de Belgique vers Blacé, sous la pression d’une pulsion irrépressible. Christine, Bering Man et moi avons RDV avec Jef et Carole à Clermont-Ferrand pour le déjeuner.

A 80 km de notre point de regroupement, les éléments déchaînés nous poussent à quitter les départementales pour l’autokroute. Vers midi comme cela est prévu, nous nous arrêtons sur une aire pour appeler Jef et faire un point. Eric, les mains trempées et gelées sort son portable et compose le n° pendant que je mets ses gants dans le flux d’air chaud du séchoir des toilettes des dames. Alors qu’il s’évertue à entrer en contact, le GTR de nos deux comparses pointe le bout de son carénage, portant sur son dos son couple jaune fluo et dégoulinant. La fusion faite, les bises échangées, nous reprenons la route sous des trombes d’eau. Arrêt quelques km plus loin, dans un restoroute noir de monde et servant une bouffe industrielle insipide, histoire de nous restaurer, ou de finir de nous achever, va savoir. C’est vers 17h que nous arrivons en pole position au Savigny, le soleil retrouvé. Les arrivées se succèdent, soit sur 2 roues pour les plus téméraires, soit sur 4 avec la moto dans le coffre pour les moins courageux. On dénombre pas moins de 3 camionnettes, 1 voiture et 1 4X4, soit au total 7 motos sur 17, arrivées sur 4 roues. Le TGS deviendrait-il un moto club de majorettes ? La troupe est rejointe par Fabien et Sandrine, sa douce moitié, qui découvre avec stupeur le monde TGSien. Nous sommes donc 22 au total.

Nous investissons tous nos superbes chambres, sauf le Mib et Coin qui sont logés à 800m de là au Domaine Des Maisons Neuves, ferme viticole où nous prendrons les dîners de samedi et dimanche. Ils sont mis à l’isolement pour que les soubassements de l’hôtel ne soient pas mis en péril par les ronflements de nos deux scieurs de bûches. 1ere surprise du week-end, les 5 premiers arrivés ont tous droit à une bouteille de Morgon Jacky Grolet. L’hôtel n’étant pas équipé d’un bar digne de ce nom, Fabien et moi filons faire quelques emplettes pour l’apéro. C’est sans compter les festivités organisées par les locaux. Le 1er apéro est pris Aux Maisons Neuves où le patron, déjà dans les casseroles, nous accueille. Après une rapide visite du chai, nous passons aux choses sérieuses. Le Beaujolais rouge, rose et blanc coule à flot agrémenté d’une saucisson d’au moins 1 mètre long, ou peut être 2, et d’une terrine goûteuse et entière. Ça promet ! C’est dans cette ambiance que nous découvrons que notre hôte est un philosophe averti lorsque, sous l’emprise de l’alcool, il cite Victor Hugo ;

« Heureux celui qui sur terre Baise dans des petits culs

Et boit dans des grands verres

Car Dieu pour punir l’homme

A fait les culs trop grands

Et les chopines trop petites »

Histoire de méditer sur cette citation, nous nous resservons un ch’tit coup de Beaujolais. C’est avec 1,5 gr dans chaque bras que nous redescendons à l’hôtel pour le 1er repas. Il est pris dans le superbe chai à barriques voûté et tout en pierre. Là nous attend la seconde surprise du week-end. Chaque participant reçoit un verre de dégustation gravé au logo du TGS. Décidément, Fabien a vu grand. Le repas composé de spécialités et de Beaujolais terminé, tout le monde regagne sa chambre pour un repos mérité après cette journée bien remplie.

Samedi matin, à l’heure où blanchit la campagne, à 8h, tout le monde ou presque est au petit dèj. Le temps est franchement couvert mais cela ne va tout de même pas nous arrêter ? Au programme de la matinée, 180 km à travers les Monts du Beaujolais. Avant de se jeter sur les routes, il faut descendre le Yéti’s Pan, la Cagivo de Rémi et le Monstro de Pascale du Trafic des Roques. 5 volontaires s’attellent à la tâche. Nous sommes rejoints par quelques potes de Fabien, ce qui porte l’effectif à 27 pour 20 motos. Après le plein, nous prenons la route sous des pluies éparses. Bien que l’horizon soit bouché, et même invisible par moment pour cause de brouillard, nous distinguons des paysages magnifiques, vallonnés, verdoyants, voire presque montagneux. Le rythme n’a rien de TGSien pour une fois. Du côté de St Loup, lors d’un arrêt, le Mib nous fait une figure de style pour animer les conversations. La chaussée en fort dévers, et les pattes trop courtes du Mib ne lui permettent pas de retenir le VFR qui s’étale de tout son long. La bécane en est quitte pour quelques rayure de plus, qui passent inaperçues tant le carénage est griffé de toutes parts, et le Mib est gratifié d’un hématome à la partie la plus charnue de son anatomie. Après quelques moqueries amicales, nous reprenons notre périple au milieu de paysages toujours aussi beaux et détrempés. Sur le coup de 13h bien tassés, les traînards arrivent bons premiers Aux Terrasses du Beaujolais, notre resto du midi où le patron, fort d’un manque de sens commercial évident, a gonflé dans les grandes largeurs notre G.O pour parvenir à mettre au point un menu. De son côté, le gros de la troupe, emmené par Fabien, qui lui n’a pas suivi le road book initial, s’offre quelques km de rab et arrive au resto avec 10 bonnes minutes de retard sur le groupe des lents. Il est 15h30 lorsque nous sortons de table et reprenons la route. L’après midi nous donne l’occasion de découvrir la 3eme surprise de week-end : arrêt chez Jacky Grolet, viticulteur en appellation Morgon, passionné de vieilles (motos). Nous visitons son petit musée, peuplé de vieilleries en tous genres et poussiéreuses, prenons le temps de faire quelques photos de groupe devant cette caverne d’Ali Baba et de goûter la production maison. Pas mauvaise la Cuvée Racer, et sympa son étiquette avec la lettrine façon Norton ! Cela donne quelques envies aux TGSiens qui passent commande d’une dizaine de cartons de 6, à livrer directement à l’hôtel. De là à penser que Fabien est de mèche pour faire tourner le commerce local, il n’y qu’un pas.

La pause terminée et le soleil retrouvé, nous reprenons nos belles , mais sans suivre le road book prévu, au grand dam de Noël qui est tout perturbé et ne sais plus où il se trouve. En chemin nous faisons halte à Clochemerle pour admirer son petit théâtre et sa célèbre Pissotière. Puis c’est le retour à l’hôtel, sans se priver de quelques virages. Petite douche et nous nous retrouvons comme par magie avec un verre de punch à la main. On ne va tout de même pas laisser se gâter les bouteilles achetées la veille ! Ceci fait nous nous rendons à la ferme pour le dîner. Certains y vont sur leurs jambes et d’autres empruntent la bétaillère d’Yvan. Nous sommes accueillis dans le chai par Jean-Pierre, notre hôte, revêtu de sa tenu de membre de la Confrérie du Beaujolais et portant médaille. Après un petit discours et la traditionnelle citation de Victor Hugo, nous attaquons le Beaujolais apéritif et participons à quelques jeux de force qui n’ont rien d’intellectuels mais sont l’occasion d’une franche rigolade. Puis nouvelle surprise : nos hôtes, Véro, Isabelle, Fabien et Coin apparaissent en tenue de la Confrérie et tastevin au cou pour le rite de l’intronisation d’un TGSien. Le sort a désigné le Mib. on ne voit pas pourquoi... La cérémonie terminée, le diplôme remis, nous passons à table. Avant d’attaquer les mets préparés, nous sommes tenus à la coutume paysanne du bénédicité. Je passe sur la lecture des versets de la bible locale, pour m’attarder plus particulièrement sur la prière formulée en ces termes et que nous devons reprendre tous en cœur :

« Je mets mon espoir dans le pinard

Je suis sûr de rentrer rond ce soir »

La force de cette prière et les paroles de Victor Hugo auront illuminé notre week-end à rallonge. Nous laissons à présent le miam spirituel au profit d’un miam bien plus matériel, pantagruélique et calorique servi par l’intronisé du jour et VFR Punch. Le repas est accompagné d’hectolitres de Beaujolais de toutes les couleurs. Il est entrecoupé à plusieurs reprises par la prière, chantée pieusement par toute l’assemblée. C’est vers minuit que nous regagnons l’hôtel. Certains parcourent les 800m qui nous séparent de nos lits en bétaillère et d’autres coupent à pied à travers les vignes pour s’aérer un peu l’esprit embrumé.

Dimanche. Le réveil est plus compliqué que la veille, les arrivées au petit déj s’étalent et les mines sont moins fraîches. Aujourd’hui, destination la Bourgogne sous le soleil, une fois n’est pas coutume. Les potes de Fabien nous rejoignent à nouveau. L’étape de la matinée est plus courte que la veille et ne fait que 145 km. Nous retrouvons des paysages splendides, des routes sinueuses à souhait et même des chemins de terre pour le plus grand désespoirs de certains. Je pense en particulier à Bering Man qui se trouve à cet instant sur le Yétis’pan, au gabarit inhabituel pour lui, et à Sandrine sur son CB 500, jeune permis qui n’a pas touché un guidon depuis 1 an, faute à son Fabien de mari qui a accroché son papier rose au clou durant 12 mois. Il faut dire que les 160 pour 90 autorisés ont été jugés un peu excessifs par la maréchaussée. Nous faisons une petite pause au Col de Crie pour admirer le tronc sculpté de son rond point et profiter de sa température polaire. La route nous conduit ensuite à La Clayette pour une nouvelle pause dans l’espoir de prendre un café devant le château. Mais les Dieux sont contre nous. Point de café, puisque le bar local attend l’arrivée d’une minute à l’autre d’un groupe d’une centaine de motards. C’est d’ailleurs lui qui nous déloge de la place quelques instant plus tard, tant nous nous sentons en minorité. Nous parvenons au terme de notre parcours et nous arrêtons au resto Les Blés d’Or à Cormatin, patelin traversé en permanence par des hordes de motos. C’est une nouvelle surprise concoctée par Fabien qui attend à la terrasse d’un café. Mais cette fois elle est pour le Mib et lui seul est en mesure de l’apprécier à sa juste valeur. Fabien a fait venir l’ami d’enfance du Mib, avec qui il a fait les 400 clowns, et qu’il n’a pas vu depuis 15 ans. Séquence émotion ! Les flashes crépitent. L’accueil au resto est sympa et personne ne nous prend la tête pour le choix des plats. Soudain, une arrivée attire notre attention : un Kawa 900Z, aussi neuf qu’un neuf, et un Guzzi 850 Le Mans nous sortent de notre repas pour quelques instants, le temps de les admirer et d’échanger quelques mots avec les proprios.

C’est de nouveau vers 15h30 que nous reprenons la route de l’hôtel, qui est situé à 120 km de là. Le road book prévoit un ravitaillement à Cluny. Toutefois la fermeture de certains accès à la ville pour cause de jumping, provoque une confusion sans nom dans les rangs du TGS. C’est un joyeux merdier avec égarement de certains et perte d’autres. On finira quand même par tous se retrouver à la pompe et à reprendre notre chemin jusqu’à l’hôtel. Une douche, et après que les motos arrivées sur 4 roues aient regagnées leurs camionnettes ou remorques respectives, nous nous retrouvons dans la salle de petit déj pour partager avec les patrons quelques bouteilles de crémant de Bourgogne sur lesquelles une étiquette apposée, nous informe que des bouteilles similaires ont été servies pour les 90 ans de la Reine d’Angleterre. Les bouteilles vides, nous reprenons le chemin de la ferme pour le dernier dîner du séjour. Nous sommes à nouveau conviés à un apéro dans le chai où un couple de camping-caristes Anglais attend le début des débats. Loin de s’attendre à partager les libations avec une troupe de farfelus pareille, ils dégustent leurs verres de Beaujolais l’air perplexe. Certains TGSiens délaissent le Beaujolais et s’attachent à achever les bouteilles de rhum entamées la veille. L’apéro terminé, nos Anglais regagnent leur camping-car, et le TGS passe à table, non sans réciter le bénédicité dans un joyeux brouhaha, puisque cette fois nous en connaissons les paroles par cœur. Le repas, servi cette fois-ci par Coin et Jef, est tout aussi gargantuesque et « beaujolaiïfié » que la veille. La soirée s’étire un peu et vers 1h du mat nous prenons congés de nos hôtes, les remercions pour leur enseignement religieux et regagnons nos couches avec notre degré et demi dans chaque bras.

Le réveil du lundi matin est aussi difficile que la veille. Le ciel est cette fois d’un bleu immaculé, mais le petit déj est teinté de cette morosité qui marque chaque fin de virée, d’autant que cette fois, point de dernier repas pris en commun le midi. Le kilométrage à parcourir par les uns et les autres pour rentrer au bercail impose un éclatement du groupe en tout début de matinée. Le petit déj terminé, les clés des chambres restituées, nous chargeons les motos ou les coffres des véhicules, nous nous étreignons avec le regard déjà tourné vers l’Andorre, lieu de la prochaine virée prévue en septembre. La Bourjolaise se referme avec les départs qui se succèdent, chacun repartant la tête pleine de nouveaux souvenirs qui viennent nourrir les liens qui unissent les TGSiennes et siens. Ce superbe scénario et les surprises ont été écrits par Fabien et Sandrine qui nous ont offert une virée magnifique menée tambour battant, le texte est de Papy, la correction de Christine et l’histoire a été écrite comme il se doit par tous les participants, mais aussi par Jean-Pierre, fermier, viticulteur et cuisinier, passé maître dans l’enseignement religieux. Et pour paraphraser un grand philosophe TGSien qui se reconnaîtra ; La Bourjolaise restera dans les sphincters...




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