Document sans titre
Document sans titre

Menu :

>> Accueil
>> Activités
>> Calendrier
>> Juridique
>> La moto
>> Liens
>> Manuels & Fiches
>> Petites Annonces
>> Philosophies
>> Photos Album


Dernieres news :



Derniers articles :


Andorre 2016
le 26 septembre 2016
par Stephane


La Bourjolaise
le 24 mai 2016
par Stephane


Hivernale 2016 selon Papy
le 8 mars 2016
par Laurent CARATELLI




visiteurs depuis la naissance
de vfrtgs.com

Accueil >>  Activités >> Le TGS se perd...


Le TGS se perd dans le désert

écrit le 5 octobre 2015 par Laurent CARATELLI





Cette année, pour l’Automnale, point d’emplette et point de balnéo puisque plus d’Andorre. Un mythe tombe. Après 10 années de ce moment attendu par tout TGSienne et TGSien actif, le Yéti nous emmène cette fois dans les grands espaces avec un programme alléchant comme il se doit.

 

Jeudi soir, les retardataires préparent les bagages sans oublier la grenouillère en pilou pilou pour les nuits fraîches. 

Nous partons à l’assaut de l’Aragon et du Désert des Bardenas.

Le RDV est fixé vendredi à l’Eden vers environ, à peu près 12h30. Eden : petit resto fort sympa et bien connu de cette ville touristique nommée Noé. A l’heure approximativement dite, tous les présents sont là. Yvan et Françoise arrivent de Pau, Seb de Brive et même Zoomzoom, sur son VFR clinquant, a planté M. Casto pour l’occase. On ne rigole pas avec le TGS. C’est aussi le grand retour de Christian sur son VFR bleu. Seuls les Cara font défaut,on les retrouvera plus tard sur la route. Le cru 2015 de l’Automnale est bon avec 22 postulants et 16 os de mouton pour reprendre une expression locale. Il y a d’ailleurs un nouvel os dans le groupe. Les Belgiens nous présentent leur petite nouvelle, une BM R1200RS flambante neuve. Les vannes vaseuses fusent : « Bah t’as acheté une teutonne, ça sent les emmerdes... », « ça devient le BMW TGS ce club ! » , « on y met le feu tout de suite ou on attend un peu ? » ...

Mais tous tournent autour de la belle en écumant. Personne ne le dit mais certains meurent d’envie de l’enfourcher. A force de tourner autour, Yvan remarque une cloque au pneu arrière (faut dire qu’il a déjà 1500 bornes). Les vannes pleuvent à nouveau : « On te l’a dit, BM ça sent les emmerdes et ça commence », « j’savais pas que BM faisait aussi des pneus », « tu freines trop fort », j’en passe et des meilleures. Notre chat noir Yvan est de retour.

Le premier repas du week-end est pris dans la bonne humeur et les rires bruyants, tant la joie de se retrouver est palpable, mais pas question de traîner. Le café avalé, le plein fait, nous prenons la direction de Paùles où se trouve « El Condor », le gîte choisi par le Yéti pour les deux nuits à venir. Yvan et Françoise quittent momentanément le groupe pour rejoindre le concess BM le plus proche et résoudre leur problème de pneu. Il va falloir qu’Yvan prenne l’habitude des visites régulières chez le constructeur (le rédacteur sait de quoi il cause...). Au programme 240 km avec moult virages. L’air est léger, le soleil au RDV et l’enthousiasme à son paroxysme. Les kilomètres défilent. Pause à Lannemezan où nous retrouvons les Cara. Embrassades, deux ou trois plaisanteries et nous reprenons la route direction Paùles via le tunnel de Bielsa, non sans récupérer le Belge équipage en chemin, avec un pneu neuf. Ne reste plus à Yvan qu’à se faire rembourser par son concess de retour au bercail. Nous envahissons le gîte vers 18h30. Vue notre arrivée discrète, quatre ou cinq marcheurs qui se trouvent là pour la nuit commencent à regretter leur choix d’hébergement. Nous prenons possession de nos chambres. Une petite douche et nous voilà tous à l’apéro comme par magie. Il faut toujours respecter les traditions. 20H30 l’appel du ventre est trop fort et nous passons à table. Menu sympa et calorique, arrosé d’un vin espagnol bien frais. Rassasiés, Seb nous sort une bouteille de Dictador, rhum Colombien de 12 ans d’âge qui va bien. Il ne faut pas longtemps pour lui faire la peau (à la bouteille, pas à Seb). Sur le coup de 23h30 la fatigue du voyage aidant, tout le monde court se glisser dans les draps, avec ou sans la grenouillère. RDV pour le petit déj à 8h et départ à 9h30, la journée de samedi est chargée. La nuit est fraîche, tout particulièrement pour Nico qui a sacrifié son confort et sa couette pour que Lætitia ne congèle pas pendant la nuit, tant la chambre est un repère de courants d’air.

 

Samedi matin, tout le monde est à l’heure, même Nico avec son glaçon au bout du nez. Rémi lui aussi est là. Le Mib fait son apparition avec, il est vrai, la truffe un peu fripée. Cela se confirme une nouvelle fois, le TGS n’est plus ce qu’il était. V’là qu’il respecte les horaires !

A 9h30 sous l’œil noir du Yéti qui surveille sa montre, tout le monde est là et les moteurs tournent. Nous voilà partis pour une balade de 450 km. Au 1er carrefour, il nous en manque déjà plusieurs. La désorganisation naturelle du TGS se réveille. Le temps passe sans que les retardataires ne se profilent à l’horizon. Verdict, le pneu de la BM de Coco manque de courage et expire. On verra ça ce soir et pour l’heure Coco enfourche la selle passager du Fazer de son Lolo d’homme. Le groupe recomposé, le Yéti sonne l’olifant du vrai départ. Almazorre, Barcabo, Huesca, Almudevar, les patelins, les km et les virages défilent à des vitesses inavouables et illégales. Sur le billard des routes Aragonaises, le TGS se lâche. A midi, nous sommes aux portes du désert des Bardenas et l’heure est à la reconstitution des forces pour l’ensemble de la troupe. Nous nous installons pour un pique nique (là, c’est une première) dans un kiosque panoramique, au grand dam d’un couple qui était là et qui espérait bien manger tranquille. Il faut retenir le Mib pour qu’il ne mange pas dans la gamelle de ces pauvres égarés. Notre sandwich avalé, la pomme mangée et la barre chocolatée engloutie, nous reprenons nos montures sous un soleil de plomb : 29° au tableau de bord. Nous attaquons les 40 km de la piste qui traverse ce désert de 42.000 ha, site unique en Europe fait de collines tabulaires, de cheminées de fée, de ravins profonds et sinueux qui serpentent à l’infini et de bad-lands, vastes terres ravinées. Pour nous, sable, cailloux et poussière composent le programme. Nous faisons fi de l’état de la piste et savourons le spectacle qui s’offre à nos yeux z’ébahiiiis. 

Le soleil commence à baisser à l’horizon lorsque nous parvenons au bout de la piste, mouillés de sueur et couverts de poussière tout comme le sont les motos. Zoomzoom est au bord du désespoir : sa belle est sale et il n’y a même pas de station de lavage à portée pour redonner à son VFR adoré tout son lustre !

Après une longue pause, nous sortons du désert et retrouvons le bitume lisse des routes espagnoles qui vont nous ramener à Paùles. L’allure du groupe augmente avec les kilomètres, et les virages sont avalés à vitesse très soutenue et toujours aussi illégale. Il est près de 20h00 lorsque les derniers arrivent au gîte. Coco, Rémi et Laurent se mettent à la recherche d’un trou dans le pneu arrière de la BM à la lumière d’une petite lampe, mais en vain. Le pneu est finalement regonflé, la pression mesurée et la moto abandonnée pour la nuit. 

La douche est bienvenue pour se dépoussiérer avant que tous se retrouvent dans la superbe cheminée aragonaise que nos hôtes ont pris soin allumer pour l’apéro. Les traits un peu tirés, l’apéro est pris dans une calme bonne humeur TGSienne. Il est agrémenté d’un jambon cru de derrière les fagots. L’apéro s’étire mais la faim nous tenaille, le sandwich de midi est déjà loin. La troupe passe à table pour un menu tout aussi light que la veille avec entre autres, un gratin de cannelloni aux épinards maison, un pur régal. Seul Zoomzoom (ce n’est vraiment pas son jour) prend soin de vider chaque cannelloni pour être sûr de ne pas manger le moindre légume vert... 

Le repas terminé, une bouteille de Mathusalem fait son apparition pendant que la troupe s’étiole. Alors que la majeure partie du groupe va mollement enfiler sa grenouillère et rejoindre Morphée, quelques uns d’entre nous restent pour tenir compagnie à la bouteille de rhum. Demain RDV à 8h.

 

Dimanche matin, tout comme la veille, tout le monde est sur le pont à l’heure pour le p’tit dèj. Visiblement, les buveurs de rhum de samedi soir ont plus de mal que les autres, et Seb semble avoir les cheveux qui poussent à l’intérieur du crâne. Zoomzoom bâcle le repas matinal pour avoir le temps de faire la toilette de sa monture avant le départ. Pas question de voyager sur un VFR poussiéreux, Môssieur a son standing à tenir. À 9h30 tout le monde s’affaire près de sa belle et les bagages sont chargés. Tous regardent du coin de l’œil le pneu de la BM de Coco mais rien, le pneu est resté gonflé. Peut-être a-t-il tout juste perdu 200gr. Étrange affaire qui amène Yvan à mettre sur le coup un ami concitoyen et enquêteur de renom, je veux parler d’Hercule Poirot. Quoiqu’il en soit, le pneu va être sous surveillance étroite. A l’heure ou sont couchées ces lignes sur le papier nous restons dans l’attente des conclusions d’Hercule.

Pascale et Rémi nous plantent là pour prendre la direction du sud, histoire de prolonger le week-end de quelques jours. Le reste du groupe s’ébroue direction de Pont d’Arros près de Bossost pour le dernier repas. La route est un régal. Elle monte, elle descend ou le contraire, elle tourne, détourne, retourne, traverse une gorge étroite et magnifique, quoique très fraîche (9°) et emprunte le tunnel de Vielha, superbe ouvrage de 5km de long. Après 160 km parcourus sous le soleil et comme il se doit, à vitesse respectable, le convoi arrive au resto. Christian, la bleue des Alpes, en profite pour nous quitter pour affronter les 800 km qu’il lui reste à faire pour retrouver son home dans ses Alpes préférées. Il cède sa place à Daniel qui, lui, nous rejoint pour partager le repas. Il serait gourmand celui-là que ça ne me surprendrait pas. Le choix du resto en est un par défaut. Dans un premier temps, notre gentil G.O a envisagé de réserver du coté Français mais devant le manque d’intérêt, voire l’incurie des restaurateurs de notre joli pays, à l’idée d’accueillir une vingtaine de motards affamés, le déjeuner est pris du côté espagnol, au Cal Manel, qui s’est révélé une excellente option. Repas de qualité et copieux, juste ce qu’il faut pour apaiser l’appétit des TGSien, et en plus, le service est rapide, efficace et fait dans la bonne humeur. Certains « professionnels » Français frontaliers ont du souci à se faire...

Enfin repus, et les meilleurs moments ayant toujours une fin, l’heure est maintenant venue de se séparer. Comme lors de chaque virée, ce triste moment est affronté avec grâce et fierté dehors mais tristesse dedans, dans l’attente des retrouvailles que tous espèrent les plus rapides possibles. 

Seb nous quitte direction Brive,Yvan et Françoise piquent sur Pau, Jef et Carole partent faire des emplettes en Andorre et le Mib cherche la route la plus tordue pour rejoindre Montpellier. Voyant la débâcle s’emparer du groupe, Coincoin, Daniel et les Grim tirent aussi leur révérence pour ne pas assister au désastre. Le groupe des survivants emboîtent la roue du Yéti en direction du nord, pour finir par éclater au fil des kilomètres, chacun retournant vers son chez lui. 

Pour respecter les us et coutumes du groupe, une fois de retour au bercail, chaque membre de notre noble assemblée met un point d’honneur à rassurer tout le monde de son arrivée en postant un message sur la ML, et y va de son petit commentaire, histoire de faire part de son bonheur et de maintenir encore quelques secondes l’illusion que ce n’est pas fini.

 

Voilà, une histoire TGSienne se termine pour laisser la place à une autre qui verra certainement le jour dans les semaines à venir. Rien n’est écrit, tout reste à découvrir.

Le texte est de Papy, la correction de Christine, la virée du Yéti et l’histoire a été écrite et enrichie par toutes les TGSiennes et tous les TGSiens présents.

 




[retour en haut]

Documents et images liés à cet article:

Document sans titre

Bienvenue sur le site www.vfrtgs.com, site optimisé IE6 en 1024x768 flash player version 7 requis pour les animations.
© dev:RR | Design: Motusdesign, tous droits réservés pour les squelettes. créé avec le cms SPIP 1.7.2