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L’ascension du Tarn en Aveyron

écrit le 3 juin 2014 par Laurent CARATELLI





 

L’ascension du Tarn en Aveyron

 

Bizarre, étrange, curieux ! A 48h de la virée dans le Tarn, l’encéphalogramme de la mail liste est toujours plat. Elle qui d’ordinaire crépite de toutes parts à l’approche des sorties TGSiennes, là rien. Est-ce un mauvais présage ? La consultation des oracles et des amulettes n’apporte aucun éclaircissement sur cette anomalie du comportement des membres du « Très Grand Souk ».

Un peu inquiets quand même, chaque « pustulant » à la virée prépare valises et top-cases sans oublier d’y mettre le minimum vital à savoir la grenouillère et le séchoir à cheveux pour sa passagère.

 

Jeudi matin, l’heure est venue de prendre la route. 9 des 21 inscrits ont rendez-vous à Cordes sur Ciel pour le déjeuner, les autres ralliant directement l’hôtel de la Dent de Saint Jean à Brusque dans l’Aveyron. Normal, c’est une virée dans le Tarn.

Avant d’aller plus loin, un peu de culture. Le nom de la Dent de Saint Jean trouve son origine dans une légende locale qui remonte fort loin. 4 paysans ayant eu maille à partir avec le fils du châtelain local, se réfugièrent dans la montagne qui surplombe le village pour échapper au courroux du père et aux bras vengeurs des soldats lancés à leurs trousses. Mais les paysans furent finalement retrouvés et une bagarre éclata. St Jean passant pas là s’interposa entre les assaillants ce qui lui valut de prendre une droite et en perdit une dent . Celle-ci en tombant au sol, fit jaillir un rocher en forme de molaire qui sépara les belligérants. La légende dit également que du sang coula de la gencive blessée de St Jean et forma le ru qui traverse la ville depuis cette date. Le rocher quant à lui est toujours visible au flan de la montagne.

Mais ne nous égarons pas. A midi tapant, ou presque, Noël, les Belgiens, les Yéti’s, Nico, Olivia , Christine et moi nous retrouvons à l’Escuelle des Chevaliers, restaurant où la bienséance impose de prendre l’apparence d’un Écuyer, d’un Croisé ou d’une Gente Dame pour jouir des mets présentés. Ceci fait, nous sommes invités à passer à table au son d’un olifant sonné par le maître de séant. Petit discours en vieux François, un verre d’Hypocras, de Moretum ou de Claretum et c’est le moment de passer aux choses sérieuses. Le repas (très) riche, (très) copieux et presque d’époque est dégusté avec les doigts. Point de fourchette en ce lieu, les dents de cet ustensile de Satan n’y sont pas tolérées. Les plats sont goûteux à souhait et l’ambiance chaleureuse. Il faut dire que nous avons le resto pour nous seuls. Nous quittons les lieux, repus, avec 2h de retard sur l’horaire prévu. Nous ne parviendrons jamais à rattraper ces 2h au cours des 4 jours du week-end...

Nous reprenons nos vaillants destriers sous un chaud soleil. Pause à Ambialet pour jeter un œil à la porte de l’Almière qui protège la ville des crues et relâcher un peu nos bedaines compressées par notre harnachement. La troupe en pleine digestion reprend la route avec un certain manque d’allant. Elle se transforme vite en chemin Mibien. il y est d’ailleurs pour quelque chose puisqu’il a abondé le road book de quelques subtiles ajustements. Hautes herbes et mousses peuplent le milieu de la chaussée tandis que les gravillons occupent le reste de l’espace. Puis c’est au tour de la pluie de faire son apparition. Les 70 derniers km sont mis à profit pour faire fondre nos graisses superflues tant nous serrons les parties charnues de nos anatomies. Pluie, graviers et bitume fondu occupent tout le champ visuel. Il nous faut 2h pour couvrir la distance. Nous arrivons à l’hôtel pour rejoindre le reste de la troupe juste à temps pour l’apéro. L’effectif présent est ramené de 21 à 18 puisque nos végétariens se sont décommandés, Mme étant sur le flanc, et le Mib victime d’une mauvaise glissade sur le gravier à 45km de son point de départ a de nouveau la cheville gauche dans le sac. Il y prend goût... L’hôtel est simple, mais l’accueil est hors pair. Nous sommes chouchoutés. Un, puis deux apéros et nous passons à table. C’est bon et copieux. Le cuistot est à la hauteur. Les 9 du midi commencent déjà à saturer. Nous sortons de table à 23h pour aller enfiler nos grenouillères et rejoindre Morphée.

 

Vendredi, ciel radieux. Petit dèj pantagruélique agrémenté de produits maisons. Nos hôtes font les choses en grand. Même Rémy est à table à 8h. Je parle là de 8h du matin, vous ne vous trompez pas. Au programme du jour 270 bornes de virages et de gravier. Z’aiment ça dans le sud ! La matinée se passe gaiement au milieu de paysages somptueux. Le circuit nous amène à Lacaune, Vabre et d’autres. Après une mail liste apathique, voilà que les TGSiens nous font le coup du « je reste dans le rang et surtout, je ne double pas l’homme de tête ». Du jamais vu, d’autant que l’homme de tête c’est moi et que je suis loin d’être le plus rapide de la bande ! Seul le Grim fait une tentative et me passe dans un bruit de tonnerre. Malheureusement pour lui sa manœuvre d’intimidation à lieu 150m avant un changement de direction qu’il rate, emporté par son élan. Au bout de 5 mn, nous voyons le K13S revenir avec Phil la queue entre les jambes. Il reprend sa place sans mot dire (non ça c’est impossible, j’enjolive un peu trop). Nous parvenons à Bout du Pont de Larn où nous attend le déjeuner. Il est pris dans un resto qui répond au joli nom de « l’Etable à Roussette ». Le repas est une nouvelle fois « gavé » bon et très copieux. Le climat profite de ce moment d’extase pour se détraquer. Par la fenêtre nous voyons des trombes d’eau s’abattre sur la montagne. Nous sortons de table l’oeil vague et la peau du ventre distendue. Nous grimpons sur nos belles et passons à la pompe histoire de les sustenter. Nous reprenons la route et là, les éléments se déchaînent de plus belle. Nous finissons par opter pour un retour au plus court. Le mélange détonnant composé de pluie de gravier et bitume lisse et luisant comme la peau du crane du Yéti nous accompagne sur la plus grosse partie des 80 bornes à couvrir. Seuls les 25 derniers km sont faits dans de bonnes conditions au milieu de paysages toujours aussi magnifiques. Malgré cela, nous arrivons à l’heure pour la visite d’une ferme d’élevage de brebis. De la naissance à la traite en finissant par le découpage pour la mise au congélateur, nous connaissons maintenant tout sur la ferme ainsi que sur la famille de fermiers, en partant de l’arrière grand-père jusqu’à la belle fille qui a intérêt à se tenir à carreau... La visite se termine par une dégustation de Roquefort et de vin de Millau. Ça tombe bien on avait justement un petit creux !

Nous quittons la ferme et retrouvons l’hôtel à temps pour l’apéro. Même pas le temps de prendre une douche. Puis nous passons de nouveau à table. Pour nous être agréable sans doute, le patron nous sert un excellent repas … mais très copieux pour des estomacs déjà bien rassasiés ! Le délicieux chausson au Roquefort servi en entrée est mangé du bout des dents. Le pavé de saumon grillé, que dis-je, le rocher de saumon est quant à lui chipoté par certains et seulement regardé par d’autres. Voyant le désastre, le dessert est servi après réduction des quantités pour ne pas nous décourager d’avance. 23H, l’équipe s’éteint et monte péniblement jusqu’aux chambres, le corps alourdi des 10.000 calories emmagasinées depuis jeudi.

 

Samedi, ciel couvert, Grrr ! Mais bon, la grenouille de Nico indique beau temps à partir de 9h. La journée est plus cool puisqu’il n’y a que 250 bornes à faire. Le circuit nous conduit d’abord jusqu’à Brousse le Château où doit être servi le déjeuner, en passant par le Col de Sié. Malheureusement, point de vue panoramique puisque nous ne voyons pas à 100m à cause du brouillard. Le grenouille de Nico s’est plantée dans les grandes largeurs, du moins pour le début du parcours. Un fois le col passé, nous retrouvons un joli soleil qui illumine la montagne. La descente vers le Tarn pour rejoindre Brousse est une pure merveille et nous en met plein la vue. Brousse le Château petit village de 150 âmes semble dater tout entier de la construction du Château au 9° siècle. La déco du resto, seul commerce du village, brille par son manque de personnalité, par rapport au cadre extérieur ! Le repas est toutefois de qualité et même le coup de fourchette légendaire du Yéti ne permet pas de venir à bout de l’omelette norvégienne servie au dessert. Une photo de groupe sur le pont de pierre de Brousse et nous voilà de nouveau sur les routes. Au grand dam des malades de l’essorage de poignée droite, l’après-midi se passe entre les chemins à brebis, les routes à flanc de montagne et les traversées de villages où nous sommes obligés de rentrer les rétros pour ne pas racler les murs. Certains adorent comme Rémy et Pascale mais d’autres, dont je tais les noms me couvrent d’insultes depuis ce fameux samedi. Ah oui, j’ai omis de dire que je suis l’organisateur de cette débauche de calories et de mauvaises routes. Pour ce dernier point, je rappelle que le Mib a quelque peu agrémenté le parcours de pièges. De là à dire que sa glissage a été préméditée pour éviter les pièges mis par lui sur notre route, il n’y a qu’un pas que nous franchissons avec allégresse. Mais au moins, pour notre dernière soirée à Brusque nous sommes à l’heure pour nous laisser le temps de prendre une douche avant l’apéro. Le repas est pris à 21h pétantes dans une salle à part pour nous permettre d’assister à la finale du TOP 14. Les « pro » en début de table devant la TV, les « anti » relégués au fond. Le match ne parvient toutefois pas à nous distraire complètement du repas d’adieux concocté par le Maître Coq. Dégustation à volonté de pâtés maison, gratin dauphinois dont on se lèche encore les babines et tarte aux noix à se taper le cul par-terre. Petit alcool qui va bien pour parachever la soirée et nous montons enfiler nos grenouillères.

 

Dimanche : Dernière journée. VFR Punch, Phil et Isa, Jef et Carole nous quittent dès le petit dèj avalé et nous laissent au prise avec mon GPS qui refuse obstinément de nous conduire à Puycelsi où nous devons prendre le dernier repas du week-end. Heureusement celui de Rémy se montre plus compréhensif et accepte de nous conduire. Il fait un temps magnifique et le circuit retenu, très roulant et agrémenté de belles courbes nous réchauffent le cœur en ce jour de séparation. Seule la présence de cyclistes freine par moment nos ardeurs. Il en va ainsi jusqu’à ce que Nico tire la bobinette : le pneu arrière du Fazer ne peut plus se contenir, il lâche de l’air à cause d’un gros morceau de ferraille rouillé planté dans la caoutchouc. Qu’à cela ne tienne, Nico, tel Mac Gyver colmate le trou avec une mèche et Rémy sort un compresseur de secours à bout de souffle. Il est tellement à bout de souffle que seul un paysan hors d’âge est en mesure de venir au secours de Nico. Il met à sa disposition un vieux compresseur qu’il amène avec son tracteur Renault de 1960. Le pneu réparé, nous reprenons la route en saluant notre sauveur d’un signe de la main.

Le dernier repas est pris sur une terrasse qui domine toute la campagne autour de Puycelsi et sous un chaud soleil. Les mets et le service sont une nouvelle fois à la hauteur et nous quittons la table une nouvelle fois repus.

Malheureusement, cela sonne le glas du week-end et nous nous séparons la larme à l’œil comme à chaque fois en pensant déjà à la prochaine virée. Ce sera en septembre pour l’édition 2014 de l’Andorre sauf organisation de dernière minute d’ici là.

Le week-end replié, nous rentrons tous dans nos chaumières histoire de guetter les mails des copains signalant leur arrivée. A l’heure où sont écrites ces lignes, seuls nos Belges Amis n’ont pas encore fait part de leur retour. Après une nuit passée à Cahors, ils ont repris la route ce lundi mais cette fois avec la moto dans le camion, pour rejoindre leur glaçon comme dit souvent Yvan. Nous attendons tous son mail avec impatience.

 

 

Le compte rendu est de Papy, la correction de Christine comme il se doit, l’organisation également de Papy, les hautes herbes, la mousse et les pièges sont du Mib à qui nous adressons tous nos souhaits de bon rétablissement et tout le reste

est des TGSiennes et siens sans qui les week-ends n’auraient aucune saveur.

Vivement la prochaine virée pour retrouver les potes, les routes et les plaisirs de la table.

 

 




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