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Pyrénées 2010 (ou la virée de la mort qui tue)

écrit le 28 octobre 2010 par Laurent CARATELLI





Tout commencé par un beau matin de printemps.

Un GO internationalement connu au TGS, vient de mettre en ligne sur la ML, une offre de virée dans les Pyrénées pour la Toussaint. Au vu de la notoriété de l’organisateur, nous sommes nombreux à nous inscrire, confiants. L’avenir montrera qu’il a usé des subterfuges les plus pervers pour nous attirer dans ses filets afin de nous faire subir les pires sévices et souffrances mentales.

Mais n’anticipons pas et revenons aux débuts de l’aventure.

 

En finalité, nous sommes 24 à répondre à l’argument fallacieux de l’appel des cols de la région d’Argelès-Gazost. A partir de là, les évènements se précipitent. (âmes sensibles, ne lisez pas ce qui suit !)

L’un d’entre nous a très certainement consulté les oracles avant de signer. Je veux parler d’Yvan le Belge dont le nom n’apparaît pas sur la liste des participants alors qu’il est, habituellement, de toutes les sorties. Signalons au passage qu’il se garde bien d’informer les copains...

Puis, nous sommes appâtés par un hébergement à l’hôtel "le Picors" à Aucun, bien connu du TGS. Une fois les inscriptions fermées et que nous ne pouvons plus reculer, le GO prétexte des travaux de réfection pour nous attirer à l’hôtel "Les Cimes" à Argelès. A cet instant, certains d’entre nous doivent flairer quelque chose, puisqu’ils ne sont pas présents le jour du départ. Je pense tout particulièrement à Eric et Pascale qui invoquent des problèmes de santé.

Puis nouvel événement, le resto prévu pour le dimanche midi est exceptionnellement fermé. C’est donc dans un resto de Brotos que la réservation est faite.

Avant même le départ, on nous inflige une nouvelle souffrance. L’essence manque depuis plusieurs jours dans certaines régions. Partira, partira pas ? 48h avant le jour J, la question se pose encore.

Nous sommes finalement que 20 et 16 motos à nous laisser manipuler  La famille Yéti décide de rallier directement l’hôtel ; deux autres également, mais avec les motos sur la remorque. Il s’agit de Daniel et Mémère. Mais pour une fois qu’ils sont parmi nous, nous leur pardonnons cet écart. Les autres, dont Doudoune (c’est un événement), se regroupent à Eauze pour déjeuner d’une pizza dans un resto au décor improbable. Nous en profitons pour faire connaissance de la nouvelle bécane de Xavier, un tromblon en habit de parade. Elle est magnifique dans sa livrée bleue et blanche. Dommage, c’est un 1200 VFR. Nous sommes rejoints par Rémi et Pépé qui prétextent des obligations pour s’éclipser en fin de repas.

C’est l’heure du départ pour Argelès. Noël reprend son Combi dans lequel le 1000 Fazer ronronne bien au chaud. Contact pour les autres...sauf pour le Sprint de Phil et Isa qui refuse de démarrer, même en le poussant. Il grille tous les fusibles. Coup de fils à l’assurance qui mandate un dépanneur après que Rémi a tenté de désosser la bête. Le WE est malheureusement terminé pour nos deux Angoulèmiens. Puisqu’ils sont pris en charge par l’assureur, les survivants, rassurés, enfourchent leurs montures. La suite montrera que l’assureur les laissera en plan à Eauze....

Nous arrivons vers 18h30 à l’hôtel où nous retrouvons nos Yéti sur le perron et les Boulay qui pour l’occasion ont sorti la Kawette. Décor sympa, chambres propres, literie de qualité. Une petite douche avant de nous retrouver pour l’apéro, comme d’hab. Là, les choses se gâtent. Soit nous sommes trop nombreux, soit le barman y met de la mauvaise volonté, soit les deux à la fois, mais la prise des commandes est laborieuse. Contre vents et marrées, nous parvenons enfin à fêter nos retrouvailles. Compte tenu des difficultés engendrées et de l’heure, nous ne prenons qu’un seul apéro. Quelle tristesse ! Et Phil et Isa sont toujours à Eauze ! Un SMS nous apprend que faute dépanneur, ce sont les enfants qui descendent d’Angoulême avec la voiture et la remorque.

Nous passons à table. La cuisine est de qualité mais point de grande tablée : nous sommes répartis en trois groupes et impossible de changer cela. Nous (enfin certains) terminerons le repas sur une petit Armagnac de 1974. Puis vient l’heure de retrouver la couette. Phil et Isa doivent maintenant être pris en charge par les enfants. Un SMS à 1h14 du matin sur le téléphone de Lolo nous apprend qu’ils sont enfin de retour au bercail.

Dimanche. Petit déj complet et à 9h, nous sommes fin prêts. La météo est un composé de soleil et de nuages. La température est fraiche. Qu’à cela ne tienne, cols nous voilà ! Ca nous grattouille, ça nous chatouille et ça nous démangeouille. Nous attaquons par le Tourmalet avec 5 degrés au tableau de bord. Puis c’est Aspin et la descente sur St Lary, direction le Tunnel de Bielsa. Là le groupe est stoppé dans son élan par un nouvel avatar : le tunnel est fermé. Conciliabule, les cartes et les lunettes loupes sortent des sacoches.

Il est 12h15, nous sommes attendus au resto à Sandinies à 13h30. Sans accès au tunnel, c’est 2h30 à 3h de route pour rallier le resto. Lolo saute donc sur le téléphone pour décommander les 18 repas. Nous imaginons la tête de la restauratrice à l’autre bout : 18 repas qui se décommandent 1h avant et en plus, hors saison touristique....Mais cas de force majeure. Décision est prise de la dédommager de 10€/personne.

Heureusement Lolo a plus d’un resto dans sa musette. Olà Elias ? C’est Lolo ! Peux-tu accueillir 18 motards pour déjeuner dans 1h ? Banco. Nous voilà partis direction Bossost via les cols de Peyresourde et du Portillon. Nous arrivons à l’Hosteria Catalana à peu-près à l’heure. L’accueil est chaleureux et la sangria offerte est fraiche. Nous sommes bluffés : pour un repas au pied levé, le patron propose plusieurs entrées, plats et desserts, le tout de qualité (mention spéciale pour les légumes au four en entrée et la paella en plat principal), sans oublier le café et la boisson. Mais voilà qu’entre l’entrée et le plat, le ciel devient sombre et le temps tourne à la pluie. Vers 16h45 nous sortons de table, la peau du ventre bien tendue et avec le retour du soleil. Ce n’est que de courte durée.

Nous passons le Portillon accompagnés de conditions climatiques précaires puis c’est la descente aux enfers. C’est d’abord l’apparition d’une petite pluie. Puis les gouttes sont de plus en plus grosses et nombreuses. La pluie soutenue est bientôt accompagnée d’un vent qui finit par souffler en violentes rafales. Xavier, Jef et Carole qui ouvrent la voie rebroussent chemin en haut du Col d’Aspin pour nous prévenir de ranger nos cornes. Là haut, c’est la tempête. Nous sommes un peu inquiets pour Coco, Sandrine et Mémère et leurs Kawettes, mais elles passent l’épreuve haut la main.. Christine et moi passons le col accrochés au 12 RT, en 1ere et en faisant cirer l’embraye pour parvenir à remonter au vent. Finalement tout le monde passe sans encombre mais avec les cheveux en bataille sous le casque. Puis c’est la descente vers Bagnère et le retour à Argelès, avec une pause pour essorer les gants (et le reste...), alors que la nuit nous tombe dessus. En chemin, nous croisons Noël qui manifestement s’est égaré. Signes (dans la nuit, pas top) appels de phares, rien n’y fait, Noël se perd dans la nuit. C’est pas grave, entend-on, il a un GPS. GPS ou pas, ça n’empêche qu’il n’est pas dans le bon sens ! Ne pouvant plus rien pour lui, la balade se termine dans la nuit, sous la pluie et le vent. Nous arrivons à l’hôtel tous humides à des degrés divers. En fait de tous, il manque Noël bien sûr, mais également les Yéti. Nous les retrouvons finalement un peu plus tard, alors que Luc a joué le Saint Bernard (tiens pour une fois ce n’est pas Seb qui s’y colle). Le Yéti a récupéré Noël et le 1000 Fazer qui gisait par terre. Le pied de Noël a glissé sur une bordure de trottoir peinte. Mais plus de peur que de mal.

Tout ceci se termine par un et un seul apéro, compte tenu de l’heure de retour. Un petit Miam, un Armagnac et direction les chambres pour un repos bien mérité après cette journée mouvementée. Demain départ à 9h30.

Lundi, le plafond est bas, voire très bas, il pleut, il grêle et la neige tombe sur les cimes. Le petit déj se passe et il pleut toujours des cordes. Encore une tartine pour faire patienter, mais la pluie ne cesse pas pour autant. La confusion règne. Certains descendent des chambres, d’autres y montent, certains sont en chaussons alors que d’autres sont en combinaison de pluie. Le motard privé de moto au réveil tient des propos incohérents et ses gestes sont désordonnés. Nous tournons en rond dans le hall de l’hôtel et finissons par sombrer dans une molle torpeur. Les plus déstabilisés finissent même dans la piscine où ils jouent bêtement avec les bulles du jacuzzi. Leur état est pathétique. Vers 11h, il se reprennent enfin et sortent de l’eau mais le mal est fait. Ils ont la peau flétrie et les cheveux plaqués sur le front. Même le Yéti, c’est pour dire. Je parle des cheveux !

 

Il est 11h30 et la pluie a cessé. Nos yeux retrouvent leur éclat et le teint vire au rose. L’heure est enfin venu de reprendre les motos pour rejoindre le resto où il va falloir encore et encore manger. Y en a marre !! Nous passons notre temps à manger dans ce moto club !

Le site choisi par Lolo est superbe. Le resto se trouve sur la base nautique de Baudreix. Le plan d’eau est magnifique, surtout sous le ciel encore légèrement plombé. Le copieux repas se passe comme il se doit, dans la bonne humeur. Je dis copieux puisqu’il se compose entre autre d’une garbure qui, d’entrée, vient combler la plus grosse partie du petit trou qui subsiste péniblement encore dans nos estomacs après deux jours.

Malheureusement, Christine et moi voyons arriver le dessert avec regret parce que, si la virée continue pour les autres, elle se termine là pour nous et Christian. Mardi matin, il y a école. Nous abandonnons donc l’équipe alors que le soleil fait son retour. Ils vont donc sans doute devoir à nouveau passer quelques cols ( enfin ceux qui sont encore ouverts après les récentes intempéries ), avant d’aller tremper aux Thermes de Bagnères alors que nous reprenons joyeusement la route de Bordeaux.

A la lecture de ces lignes et surtout des passages en caractères gras, vous pourrez vous rendre compte par vous même, que nous avons vécu au cours de cette virée des moments très difficiles. Il est fort à parier que si nous avons survécu, nous seront marqués à jamais...

 

Vous l’avez compris, je ne peux vous relater les évènements survenus au cours des dernières 24h de la virée puisque par bonheur, Christine et moi sommes parvenus à nous échapper et mettre fin à cet enfer. Un autre volontaire se manifestera peut-être pour nous raconter la suite.

En attendant un grand merci aux Cara pour nous avoir permis de vivre ces moments forts, empreints d’une émotion jusqu’à là inconnue. Cela est d’autant plus vrai que cela nous a offert la joie de retrouver Daniel, Mémère, Doudoune et d’assister à un défilé de Kawettes pilotées de mains de maîtresses.

 

Le texte est de Papy, la correction de Christine, le décor des Cara et l’histoire est écrite comme à l’accoutumée par tous les participants.

Papy

...suite

Il fait tellement beau que la plupart des participants décide une montée au col du Somport. 1632m, ça devrait passer facile.

Quelques sceptiques (Luc &Véro, Seb & Doudoune, Coco et moi même) préfèrent tenter les bains de Bagnères escortés par Coin-Coin dont c’est l’heure du retour.

"A montgaillard, on se dit au revoir", proverbe local.

Une fois dans l’eau, bonheur... Des jets, des jacuzzis sur le toit, des hammams, des trucs qui chatouillent.

Bref, on y restera jusqu’à 18h.

Arrivés à l’hôtel, on retrouve les courageux qui ont rencontré la neige et le froid. On boit un verre à leur santé, c’est la moindre des choses.

Repas, Armagnac et dodo, c’est un classique.

Le lendemain, départ échelonné pour Xavier, Daniel, Jeff, Carole qui prennent la direction du Quercy puis Noël et son T4 pour Paris.

Luc & Véro s’en retournent à Toulouse, Daniel et Sylvie remontent dans la voiture.

Avec Dragibus, on décide de passer par les Landes via Mauléon et Dax pendant que Seb et Doudoune coupent par le Gers.

Un dernier col pour Arnaud (Marie Blanque), un passage viroleux à souhait pour nous autres et maison à 19h.

Fin de la suite du début.

Au fait, c’est quand la prochaine ?




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